Annexe II — professionnel, maladie professionnelleAnnexe II, 8.3 · identifiant mp:rachis-lombaire:0
Reproduit mot pour mot depuis la version publiée, coquilles comprises.
8.3. A titre d'exemple, on peut retenir quelques situations caractéristiques
8.3.1. Brucellose
Séquelle de monoarthrite du genou associant une augmentation de volume de l'articulation et une amyotrophie du quadriceps selon l'existence de poussées d'hydarthrose et le degré de limitation des mouvements du genou : 15 à 30 %.
Pelvispondylite chronique clinique et radiologique compte tenu de l'importance de la raideur du rachis et des douleurs : 15 à 25 %.
8.3.2. Tuberculose
Mal de Pott dorso-lombaire, laissant des troubles statiques (scoliose et cypho-scoliose) selon la gêne fonctionnelle et l'existence de retentissement cardio-respiratoire : 15 à 30 %.
Coxalgie, ayant évolué vers l'arthrodèse spontanée avec raccourcissement du membre inférieur et amyotrophie importante compte tenu des douleurs et du retentissement sur la statique rachidienne : 55 à 70 %.
8.3.3. Lésions provoquées par des travaux effectués dans les milieux où la pression est supérieure à la pression atmosphérique
Ostéonécrose de la tête humérale droite chez un adulte jeune selon la limitation du jeu articulaire : 20 à 40 %.
8.3.4. Affections professionnelles provoquées par le fluor
Ligamentite ossifiante lombaire associée à une ossification péri-coxofémorale selon l'importance des douleurs et de la raideur : 15 à 30 %.
8.3.5. Affectations professionnelles péri-articulaires
Epicondylite récidivante : 5 à 10 %.
8.3.6. Affections provoquées par les vibrations et les chocs
Ostéonécrose du scaphoïde selon l'importance des douleurs et de la limitation des mouvements du poignet : 5 à 30 %.
Arthrose hyperostosante du coude s'accompagnant éventuellement de chondromatose selon l'importance des douleurs et l'enraidissement : 15 à 25 %.
Majorations spécifiques à la morbidité rhumatismale (Annexe II, 8.1) : le taux de base peut être majoré selon six indicateurs officiels — 8.1.1 existence de poussées congestives au cours des processus dégénératifs ostéo-articulaires ; 8.1.2 persistance d'une évolutivité rhumatismale, objectivée par des poussées inflammatoires et confirmée par les tests biologiques (VS, C réactive protéine) ; 8.1.3 existence de crises douloureuses, la douleur pouvant justifier en soi une indemnisation lorsque les crises sont intenses ou évoluent sur un mode permanent ; 8.1.4 atteinte des tissus (ostéoporose, ostéomalacie, hyperostose, ostéonécroses ; algodystrophies indemnisées par référence au barème AT 4.2.6) ; 8.1.5 atteintes viscérales associées, estimées par référence aux chapitres correspondants du barème ; 8.1.6 atteinte de l'état général (asthénie, amaigrissement récent). Le médecin évaluateur tient compte en outre de la topographie des lésions (atteintes axiales rachidiennes — cervicales, dorsales, lombaires — ou atteintes périphériques des membres).
| Séquelle | Taux |
|---|---|
| Tuberculose — mal de Pott dorso-lombaire (troubles statiques : scoliose, cypho-scoliose ; selon la gêne et le retentissement cardio-respiratoire) | 15 à 30 % |
| Brucellose — pelvispondylite chronique clinique et radiologique (selon l'importance de la raideur du rachis et des douleurs) | 15 à 25 % |
| Fluor — ligamentite ossifiante lombaire avec ossification péri-coxofémorale (selon douleurs et raideur) | 15 à 30 % |
| Retentissement global de la maladie rhumatismale sur la capacité de travail — léger | 0 à 5 % |
| Retentissement global de la maladie rhumatismale sur la capacité de travail — modéré | 5 à 15 % |
| Retentissement global de la maladie rhumatismale sur la capacité de travail — moyen | 15 à 30 % |
| Retentissement global de la maladie rhumatismale sur la capacité de travail — important | 30 à 60 % |
| Retentissement global de la maladie rhumatismale sur la capacité de travail — très important | 60 à 90 % |