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Barèmes d'incapacité permanente — arrêté du 7 mai 2026

Neurologie — Atteinte médullaire — troubles sphinctériens, génitaux, queue de cheval

Annexe I — professionnel, accident du travailAnnexe I, 4.2.3 — Séquelles propres à l'atteinte médullaire · identifiant at:neurologie:9

Chemin officiel : Annexe I › 4. Crâne et systeme nerveux › 4.2. Séquelles portant sur le nevraxe › 4.2.3. Séquelles propres à l'atteinte médullaire

Texte officiel de l'arrêté — à citer

Reproduit mot pour mot depuis la version publiée, coquilles comprises.

4.2.3. Séquelles propres à l'atteinte médullaire

Syndrome de Brown-Séquard : le déficit sera évalué en faisant la somme de l'atteinte motrice d'un côté et de l'atteinte sensitive de l'autre.

Syndromes autres que le syndrome de Brown-Séquard : les atteintes constatées peuvent être :

- soit résiduelles et fixes ;

- soit évolutives et progressives ;

- soit exceptionnellement régressives.

Le pourcentage d'estimation doit être fixé en raison du degré d'impotence et de l'importance des éventuels troubles trophiques associés.

Syndromes atrophiques :

Au membre supérieur.

DOMINANTNON DOMINANT
Atteinte à prédominance proximale de la ceinture scapulaire et du bras, sans retentissement sur la fonction de la main20 à 4020 à 35
Atteinte à prédominance distale intéressant la fonction de la main ou de l'avant-bras30 à 7030 à 60
Atteinte complète avec impotence totale d'un membre supérieur9080

Au membre inférieur.

- atteinte à prédominance proximale de la ceinture pelvienne, sans retentissement sur la fonction du pied :

Non dominant : 40 à 60.

Atteinte à prédominance des muscles de la cuisses :

Non dominant : 20 à 40.

- atteinte à prédominance distale intéressant la fonction du pied et de la jambe :

Non dominant : 25 à 50.

- Atteinte complète avec impotence absolue d'un membre inférieur :

Non dominant : 75.

En cas de bilatéralité des lésions, il y a lieu d'évaluer chaque membre séparément, puis d'additionner les taux (le taux de 100 % ne pouvant être en aucun cas dépassé).

Les taux attribués le sont en dehors de toute possibilité d'appareillage ou de correction chirurgicale : lorsque l'adaptation d'un appareil s'avère possible, le médecin tiendra compte de cette possibilité et le taux diminué en fonction des résultats que l'on sera en droit d'attendre de cet appareillage. Dans la meilleure hypothèse, la réduction ne pourra pas dépasser 15 % du taux prévu.

Troubles sensitifs :

Ils ne sont pratiquement jamais isolés et accompagnent les séquelles motrices qu'ils peuvent aggraver.

La perte de sensibilité entraîne la perte de précision et le contrôle de la force du geste.

L'incapacité sera donc évaluée globalement. En cas de troubles sensitifs isolés, on tiendra compte de leur répercussion sur l'utilisation du membre considéré (voir « Syndrome spino-thalamique » au chapitre suivant).

Troubles sphinctériens et génitaux :

Rétention et incontinence d'urine (se reporter au système génito-urinaire).

Troubles de la défécation : si les troubles peuvent être corrigés par les thérapeutiques habituelles d'évacuation rectale, il n'y a pas lieu d'estimer d'incapacité partielle de travail.

- rétention rebelle, entraînant des symptômes de coprostase : 10 ;

- incontinence incomplète : 10 à 25 ;

- complète : 70 ;

- troubles génitaux, abolition des érections ou diminution considérable, ne permettant pas les rapports sexuels : 10 à 20.

Syndrome de la queue de cheval.

L'examen neurologique doit être spécialement attentif et minutieux. Le médecin non spécialiste aura avantage à prendre l'avis d'un neurologue.

1° Il existe une anesthésie en selle plus ou moins développée ;

2° L'atrophie musculaire est précoce et accentuée, les troubles sphinctériens et génitaux importants ;

3° Les réflexes achilléens sont abolis, les rotuliens parfois également ;

4° Les troubles moteurs manquent souvent : lorsqu'il existe une paraplégie, elle est de type radiculo-névritique, c'est-à-dire flasque et en général dissociée.

Syndrome plus ou moins accentué, selon les troubles sphinctériens et génitaux : 30 à 50.

(A ce taux s'ajoute l'incapacité résultant des troubles parétiques éventuellement associés, sans que la somme puisse dépasser 100 %).

Séquelles d'hématomyélie :

La récupération motrice, après hématomyélie, est habituelle, mais elle n'est jamais complète. Subsistent en particulier des atrophies musculaires et des anesthésies suspendues de type syringomyélique. Le taux d'incapacité sera évalué en raison des atteintes motrices, sensitives et musculaires pouvant subsister, après éventuellement avis d'un spécialiste.

Cotation retenue par le simulateur

SéquelleTaux
Troubles de la défécation — rétention rebelle entraînant des symptômes de coprostase10 %
Troubles de la défécation — incontinence incomplète10 à 25 %
Troubles de la défécation — incontinence complète70 %
Troubles génitaux — abolition des érections ou diminution considérable, ne permettant pas les rapports sexuels10 à 20 %
Syndrome de la queue de cheval, plus ou moins accentué selon les troubles sphinctériens et génitaux30 à 50 %
Syndrome de Brown-Séquard : somme de l'atteinte motrice d'un côté et de l'atteinte sensitive de l'autre. Rétention et incontinence d'urine : voir le système génito-urinaire. Queue de cheval : ce taux s'ajoute à l'incapacité des troubles parétiques associés, sans dépasser 100 %.
Avertissement. Taux indicatifs. Ce document n'est ni un conseil juridique ni une expertise médicale. Le texte publié au Journal officiel prévaut (Légifrance).