Annexe I — professionnel, accident du travailAnnexe I, 4.2.3 (syndromes atrophiques) et 4.2.4 (troubles moteurs) · identifiant at:membre-superieur:1
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4.2.3. Séquelles propres à l'atteinte médullaire
Syndrome de Brown-Séquard : le déficit sera évalué en faisant la somme de l'atteinte motrice d'un côté et de l'atteinte sensitive de l'autre.
Syndromes autres que le syndrome de Brown-Séquard : les atteintes constatées peuvent être :
- soit résiduelles et fixes ;
- soit évolutives et progressives ;
- soit exceptionnellement régressives.
Le pourcentage d'estimation doit être fixé en raison du degré d'impotence et de l'importance des éventuels troubles trophiques associés.
Syndromes atrophiques :
Au membre supérieur.
| DOMINANT | NON DOMINANT | |
|---|---|---|
| Atteinte à prédominance proximale de la ceinture scapulaire et du bras, sans retentissement sur la fonction de la main | 20 à 40 | 20 à 35 |
| Atteinte à prédominance distale intéressant la fonction de la main ou de l'avant-bras | 30 à 70 | 30 à 60 |
| Atteinte complète avec impotence totale d'un membre supérieur | 90 | 80 |
Au membre inférieur.
- atteinte à prédominance proximale de la ceinture pelvienne, sans retentissement sur la fonction du pied :
Non dominant : 40 à 60.
Atteinte à prédominance des muscles de la cuisses :
Non dominant : 20 à 40.
- atteinte à prédominance distale intéressant la fonction du pied et de la jambe :
Non dominant : 25 à 50.
- Atteinte complète avec impotence absolue d'un membre inférieur :
Non dominant : 75.
En cas de bilatéralité des lésions, il y a lieu d'évaluer chaque membre séparément, puis d'additionner les taux (le taux de 100 % ne pouvant être en aucun cas dépassé).
Les taux attribués le sont en dehors de toute possibilité d'appareillage ou de correction chirurgicale : lorsque l'adaptation d'un appareil s'avère possible, le médecin tiendra compte de cette possibilité et le taux diminué en fonction des résultats que l'on sera en droit d'attendre de cet appareillage. Dans la meilleure hypothèse, la réduction ne pourra pas dépasser 15 % du taux prévu.
Troubles sensitifs :
Ils ne sont pratiquement jamais isolés et accompagnent les séquelles motrices qu'ils peuvent aggraver.
La perte de sensibilité entraîne la perte de précision et le contrôle de la force du geste.
L'incapacité sera donc évaluée globalement. En cas de troubles sensitifs isolés, on tiendra compte de leur répercussion sur l'utilisation du membre considéré (voir « Syndrome spino-thalamique » au chapitre suivant).
Troubles sphinctériens et génitaux :
Rétention et incontinence d'urine (se reporter au système génito-urinaire).
Troubles de la défécation : si les troubles peuvent être corrigés par les thérapeutiques habituelles d'évacuation rectale, il n'y a pas lieu d'estimer d'incapacité partielle de travail.
- rétention rebelle, entraînant des symptômes de coprostase : 10 ;
- incontinence incomplète : 10 à 25 ;
- complète : 70 ;
- troubles génitaux, abolition des érections ou diminution considérable, ne permettant pas les rapports sexuels : 10 à 20.
Syndrome de la queue de cheval.
L'examen neurologique doit être spécialement attentif et minutieux. Le médecin non spécialiste aura avantage à prendre l'avis d'un neurologue.
1° Il existe une anesthésie en selle plus ou moins développée ;
2° L'atrophie musculaire est précoce et accentuée, les troubles sphinctériens et génitaux importants ;
3° Les réflexes achilléens sont abolis, les rotuliens parfois également ;
4° Les troubles moteurs manquent souvent : lorsqu'il existe une paraplégie, elle est de type radiculo-névritique, c'est-à-dire flasque et en général dissociée.
Syndrome plus ou moins accentué, selon les troubles sphinctériens et génitaux : 30 à 50.
(A ce taux s'ajoute l'incapacité résultant des troubles parétiques éventuellement associés, sans que la somme puisse dépasser 100 %).
Séquelles d'hématomyélie :
La récupération motrice, après hématomyélie, est habituelle, mais elle n'est jamais complète. Subsistent en particulier des atrophies musculaires et des anesthésies suspendues de type syringomyélique. Le taux d'incapacité sera évalué en raison des atteintes motrices, sensitives et musculaires pouvant subsister, après éventuellement avis d'un spécialiste.
4.2.4. Séquelles provenant indifféremment d'atteinte cérébrale du médullaire
Troubles moteurs :
Hémiplégie.
- impotence complète, avec troubles sphinctériens, avec ou sans aphasie, etc. : 100.
Conservation d'une activité réduite, avec marche possible, absence de troubles sphinctériens, langage peu ou pas perturbé, persistance d'une certaine autonomie :
- côté dominant : 60 à 80 ;
- côté non dominant : 50 à 70.
Monoplégie.
Atteinte isolée d'un membre inférieur.
- marche possible, mais difficile en terrain accidenté, pour monter des marches, longs trajets pénibles : 30 ;
- marche difficile, même en terrain plat : 40.
Le sujet peut se lever, maintenir certaines positions, mais la démarche est impossible sans l'aide de cannes-béquilles ou de béquilles.
Atteinte isolée d'un membre supérieur.
| DOMINANT | NON DOMINANT | |
|---|---|---|
| Préhension possible, mais avec gêne de la dextérité digitale | 10 à 25 | 8 à 20 |
| Préhension possible, mais sans aucune dextérité digitale | 25 à 50 | 20 à 45 |
| Mouvements du membre supérieur très difficiles | 50 à 75 | 45 à 65 |
| Mouvements du membre supérieur impossibles | 85 | 75 |
Atteinte de plusieurs membres (diplégie, triplégie, tétraplégie).
(Les deux membres supérieurs ou les deux membres inférieurs, ou un membre supérieur et les deux membres inférieurs, etc). Il y a lieu d'estimer séparément chaque incapacité, et d'en faire la somme. S'il s'agit des deux membres exerçant la même fonction, il y a lieu de majorer cette somme de 10 %, en raison de la synergie. De toute façon, le taux global ne peut en aucun cas dépasser 100 %.
Troubles sensitifs :
a) Ils ne sont pratiquement jamais isolés, et accompagnent les séquelles motrices, qu'ils peuvent aggraver. L'anesthésie d'une main équivaut à une paralysie partielle. La perte de la sensibilité entraîne en effet la perte de la précision et le contrôle de la force du geste.
L'incapacité sera donc évaluée globalement. En cas de troubles sensitifs isolés : on tiendra compte de leur répercussion sur l'utilisation du membre considéré.
b) Douleurs de type spino-thalamique :
- douleur à type de brûlure permanente unilatérale plus ou moins étendue, exagérée par le frottement et les émotions : 20 à 60 ;
- avec impotence totale d'un membre : 80.
| Séquelle | Dominant | Non dominant |
|---|---|---|
| Atteinte à prédominance proximale (ceinture scapulaire et bras, sans retentissement sur la fonction de la main) | 20 à 40 % | 20 à 35 % |
| Atteinte à prédominance distale (intéressant la fonction de la main ou de l'avant-bras) | 30 à 70 % | 30 à 60 % |
| Atteinte complète avec impotence totale d'un membre supérieur | 90 % | 80 % |
| Préhension possible, mais avec gêne de la dextérité digitale | 10 à 25 % | 8 à 20 % |
| Préhension possible, mais sans aucune dextérité digitale | 25 à 50 % | 20 à 45 % |
| Mouvements du membre supérieur très difficiles | 50 à 75 % | 45 à 65 % |
| Mouvements du membre supérieur impossibles | 85 % | 75 % |